Context

Depuis janvier 2012, le Mali est confronté à une crise humanitaire complexe aux conséquences multiples et éprouvantes pour la population.
En effet, sur un fonds de crise alimentaire nutritionnelle due au déficit pluviométrique de 2011, est survenu un conflit armé et des troubles sociopolitiques ayant abouti à l’occupation des régions de Gao, Tombouctou, Kidal et  4 districts de la région de Mopti au nord du Mali.
L’imminence de la confrontation entre l’armée Malienne et les groupes armés, la persistance  des tensions socio-politiques pourraient aggraver la situation humanitaire qui reste précaire avec des conséquences sur la santé des populations vulnérables particulièrement des femmes et des enfants.

Au nombre des préoccupations à craindre, on pourrait noter :
•    le déplacement massif des populations : Après les premières attaques armées les populations déplacées étaient estimées à 198,000 déplacés internes dans les régions du sud (selon les données du Comité National de Suivi des Migrations) et d’environ  140,000 réfugiés dans les pays voisins. Si les affrontements s’intensifiaient il est estimé que plus que 400,000 personnes pourraient être contraintes de se déplacer vers le sud du Mali ou  les pays voisins;
•     la limitation de l’accès aux soins liée à la destruction et /ou pillage des infrastructures, la rupture de l’approvisionnement en médicaments et intrants médicaux, l’arrêt du fonctionnement des services de santé (avec le départ du personnel et des ONG). Après les premières attaques 94% des centres de santé communautaire (CSCom) n’étaient plus fonctionnels. La plupart des structures de santé restées ouvertes manquent de personnel qualifié et de médicaments pour faire face aux besoins de la population;
•    Le débordement des services de santé des régions du sud non préparés à faire face à l’affluence des populations;
•    un nombre important de blessés de guerre et de décès, l’apparition de flambées épidémiques (rougeole, choléra, anthrax, paludisme) due à la promiscuité et la détérioration des conditions d’hygiène et d’assainissent,  et le manque d’accès à l’eau potable ; de nombreux cas de violation des droits de l’homme et d’exactions, incluant les violences sexuelles.
Selon les prévisions de 2013, environ 210,000 enfants sont estimés à risque de malnutrition aigüe sévère et 450,000 enfants à risque de malnutrition aigüe modéré. Avec les conditions liées à l’insécurité cette situation pourrait s’aggraver.

Le plan de contingence permettra d’assurer une préparation de la réponse du secteur de la santé à faire face aux conséquences humanitaires et sanitaires de l’escalade du conflit armé.  La mise en œuvre du plan permettra de prendre des mesures d’atténuation pouvant sauver des vies, réduire la morbidité et alléger les souffrances des populations vulnérables selon des scénarii définis par des acteurs humanitaires.

 

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Mis à jour (Mardi, 12 Mars 2013 13:14)